25/08/2007

la versification shakespearienne

Dans la première partie des années 1590, parallèlement à ses premières pièces de théâtre, Shakespeare compose deux grands poèmes narratifs : Venus & Adonis et Le Viol de Lucrèce. A ces derniers s'ajouteront La Complainte d'une amante puis les Sonnets.

Les oeuvres de Shakespeare sont constituées à la fois de vers non rimés et de vers rimés, ceux-ci se trouvant surtout dans ses poèmes.

Au théâtre, l'utilisation de vers rimés ou non est assez codifiée. La prose et les rimes sont inégalement réparties et ont des fonctions variées.
Les rimes sont plus présentes dans les comédies que dans les tragédies.
Leur nombre diminue avec le temps : Le Songe d'une nuit d'été écrit au début de sa carrière regorge de vers rimés contrairement au Conte d'hiver, écrit à la fin de sa carrière.
Les vers rimés ont souvent une fonction : ils marquent la fin d'une scène, la sortie d'un personnage, un prologue, un épilogue...

Rimé ou non, le vers utilisé le plus souvent par Shakespeare est le pentamètre iambique. Le vers anglais est fondé sur l'accentuation (en français, chaque syllabe est accentuée). Un vers anglais est composé d'un nombre de syllabes accentuées et de syllabes non accentuées. Le pentamètre iambique est un vers de cinq pieds et chacun de ces pieds est un iambe (syllabe inaccentuée + syllabe accentuée).

a horse ! a horse ! my kingdom for a horse !

Aucun commentaire: