05/11/09

Et on tuera tous les affreux

Auteur : Boris VIAN (1920-1959)
Parution : 1948
Appréciation : *

Lors d'une soirée en boîte de nuit, Rock Bailey est drogué et emmené à la clinique du docteur Schutz où on le forcera à faire l'amour avec une femme, ce qu'il refusera. Par la suite, il décidera avec ses amis de mener une enquête sur les expériences du docteur
.

Roman lu dans le cadre du blogoclub.

Je n'avais jamais lu de roman de Boris Vian. J'ai choisi cet ouvrage pour son titre plutôt percurtant. Le mot affreux revêt différentes définitions. Je m'attendais à des personnages cruels, méchants. Finalement, le terme était à prendre dans le sens de laid. Quand je me suis rendue compte de cette différence, ma perception du roman a changé. Je m'attendais à une dénonciation d'un groupuscule chargé d'éliminer les affreux (les méchants) et je me suis retrouvée à lire un roman comique. J'ai lu que ce roman apparaît comme étant une dénonciation de l'eugénisme traité sur le mode de l'ironie mais les situations décalées, l'excentricité du docteur Schutz font de ce roman une oeuvre loufoque, humoristique.

Viol, un histoire d'amour

Titre original : Rape, A Love Story
Auteur : Joyce Carol OATES (1938- ), américaine
Parution : 2003
Appréciation : **

Ils étaient cinq. Ivres, camés. Vers minuit, la belle Tina Maguire a eu le tort de couper court à travers le parc pour rentrer plus vite chez elle avec sa gamine Bethie, 12 ans. Ils l'ont laissée pour morte dans le hangar à bateaux. Une abomination à laquelle a assisté la petite fille qui a pu se traîner jusqu'à la route pour appeler au secours, et sauvé ainsi sa mère.
Sauvé ? Pas des griffes d'avocats de haut vol, ni de l'incompétence des procureurs, ni des propos de certaines bonnes âmes : elle l'a bien cherché... en fait, elle l'a cherché tout court. Ca lui pendait au nez...

Découvert avec Nous étions les Mulvaney, j'ai choisi ce roman pour découvrir l'univers de cet écrivain.
Le point commun de ces deux romans est le viol ; cela étant ils sont traités de manière différente. Dans Viol, une histoire d'amour, le crime est l'élément central du roman. L'écrivain s'attarde plus sur la violence de ce qui suit que l'acte en lui-même : l'héroïne subit la violence physique à laquelle s'ajoute la violence morale.
Ce qui m'a surprise c'est le style différent utilisé dans les deux romans lus. Dans Viol, le narrateur s'adresse au futur à la fille. Cette différence m'a un peu déroutée mais ne m'empêchera pas de lire d'autres romans de cet écrivain.

24/10/09

Chuck PALAHNIUK


Survivant (2001)




Peste (2008)

Yôko OGAWA







Michel FOLCO