13/05/2009

Swap o mythes

J'ai eu le plaisir de recevoir une invitation pour participer à un swap par Praline.

Sur la blogosphère, un swap est un échange de cadeaux entre internautes autour d'un thème donné : une personne prépare un colis et une gentille lettre en fonction des goûts de sa swappée afin de lui faire plaisir. Celui qui reçoit le cadeau fera pareil à son tour.

Cela faisait un moment que je souhaitais participer à un swap et je suis ravie d'avoir été épinglée pour participer à celui-ci. Le thème de ce dernier est la mythologie. Pour plus d'informations, consultez les blogs d'Ikastor, d'Arsène et de Praline.

06/05/2009

Défi : littérature policière sur les 5 continents

Lancé par Catherine, le défi littérature policière sur les 5 continents consiste à lire un roman policier de chaque continent.

Le roman policier n'est pas mon genre de prédilection. Cela étant, j'aime en lire de temps en temps. Une écriture souvent simple, un même schéma (un crime a été commis, qui en est l'auteur ?), une tension omniprésente font que le roman policier est une sorte de pause dans mes lectures ; il aère l'esprit.

Le roman policier regroupe catégories : le roman de mystère ou d'énigme (variante anglo-saxonne : le whodunit), le roman d'enquête (enquête pouvant être menée par un policier, un détective privé ou autre), le roman noir, le roman de cambriolage, le roman à suspense, le roman d'espionnage, le roman policier historique, le thriller. C'est ce dernier qui a ma préférence.

Le thriller est un roman dont le but est de chercher à provoquer chez le lecteur une certaine tension, voire un sentiment de peur. Les meurtres commis y sont sanglants et macabres ; quant au criminel, il s'agit souvent d'un serial killer.

Pour ce défi, j'ai retenu :

Les Années

Auteur : Annie ERNAUX (1940 - ), française
Note : 8/10

Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui.

Lu dans le cadre du 7è prix des lecteurs du Télégramme.

Il existe une collection d'ouvrages historiques intitulée La Vie quotidienne... Chaque livre porte sur un thème précis (la Chevalerie) ou une époque précise (sous le règne de Henri IV). Le roman d'Annie Ernaux m'a fait penser à cette série : en suivant le parcours d'une femme, on y découvre la façon de vivre de la campagne française d'après-guerre, on y constate l'évolution des mentalités...

Roman où la petite histoire côtoie la grande, sans jamais la surpasser : les événements marquants (guerre d'Algérie, élection présidentielle, attentat du 11 septembre 2001) semblent anecdotiques dans la vie de la narratrice, comme si certains événements n'avaient aucune incidence sur la vie quotidienne.

extrait : Ce que le monde a imprimé en elle et ses contemporains, elle s'en servira pour reconstituer un temps commun, celui qui a glissé d'il y a si longtemps à aujourd'hui - pour, en retrouvant la mémoire de la mémoire collective dans une mémoire individuelle, rendre la dimension vécue de l'Histoire.

J'ai adoré le début et la fin du roman constitué d'une succession de phrases renvoyant chacune à un souvenir précis. Je trouve que ce procédé illustre bien les flashes que l'on a lorsque l'on repense au passé.
En résumé un roman plein de nostalgie, idéal pour les sexagénaires.

La Guerre des légumes

Titre original : Big Fat Love
Auteur : Peter SHERIDAN, irlandais
Note : 7/10


Un dimanche soir, la paix et la sérénité qui règnent dans un couvent de Dublin sont troublées par l'irruption d'une femme. Philo, couverte de tatouages et pesant près de de cent vingt kilos, cherche désespérement un refuge après avoir fui le domicile conjugal.

Lu dans le cadre du challenge ABC 2009.

Le titre de ce roman m'a intriguée : comment des légumes peuvent-ils être en guerre ? quel est le rapport entre le titre et la quatrième de couverture ? Les réponses ne restèrent pas longtemps en suspens... Là encore, je m'interroge sur la traduction : le titre original fait référence au personnage central de l'histoire, le titre en français à un élément secondaire du roman.

J'ai apprécié ce roman parce qu'il y souffle un air d'optimisme. La résignation, le fatalisme n'ont pas leur place.

Les personnages qui traversent des épreuves difficiles ou douloureuses et qui malgré elles, gardent l'humour et développent une personnalité combative ont ma faveur. Aussi, j'ai vite trouvé l'héroine attachante . Il en est de même pour les autres personnages : aucun ne se laisse abattre ; tous relèvent la tete.

En résumé, un agréable roman où règne le mot espoir.

02/05/2009

Contes d'amour de folie et de mort

Titre original : Cuentos de amor de locura y de muerte
Auteur : Horacio QUIROGA (1878-1937), uruguayen
Note : 7/10

La monstruosité de l'enfance, la force tonnante d'un fleuve en crue, l'inclémence de la forêt vierge, le délire d'un homme... tels sont les thèmes de ces contes.

Lu dans le cadre du Challenge ABC 2009.

Conseillé par Acro, ce recueil fut une agréable découverte. Tantôt cruelles, tantôt émouvantes, ces nouvelles m'ont plue. Ce qui m'horripile le plus souvent dans les nouvelles, ce sont les fins suspendues. Les nouvelles de Quiroga ne sont pas de cet ordre , ce sont de véritables petites histoires avec une fin bien définie.

Nul doute que je lirai d'autres ouvrages ce cet écrivain.

Courir

Auteur : Jean ECHENOZ (1940 - ), français
Note : 8/10


On a dû insister pour qu'Emile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s'arrête plus. Il ne cesse plus d'accélerer. Voici l'homme qui va courir le plus vite sur la Terre.

Lu pour le 7è prix des lecteurs du Télégramme.

Original.
De cet écrivain, j'avais lu Je m'en vais que je n'avais pas aimé. C'est donc avec une certaine appréhension que je m'apprêtais à lire cet autre roman. Cet a priori vola vite en éclat. J'ai tout de suite accroché. Je suis bluffée par l'écrivain parce qu'à partir d'un synopsis simple (l'histoire d'un homme qui court), il en a tiré une histoire attachante, émouvante. Belle réussite.

Autre avis : Oceanicus-in-folio, Chatperlipopette

01/05/2009

L'Instinct d'Inez

Titre original : Instinto de Inez
Auteur : Carlos FUENTES (1928 - ), mexicain
Note : 4/10
Londres, en 1940, le chef d'orchestre Gabriel Atlan-Ferrarra monte la Damnation de Faust de Berlioz. Il rencontre une jeune cantatrice mexicaine, Ines. Passion impossible qui ne connaîtra que deux rencontres, lors des deux représentations de Faust où Inez, devenue diva, chantera Marguerite.

Roman lu dans le cadre du blogoclub.

Cette lecture fut un réel ennui. Je n'ai pas accroché au style de l'écrivain : les longues phrases du premier chapitre m'ont refroidie. Si ce roman n'avait pas été proposé par le blogoclub, je l'aurai abandonné en début de lecture. Les deux histoires entremêlées (celle d'Inez et d'une femme au temps de la Préhistoire) m'ont encore éloignée de l'histoire. Sur la quatrième de couverture, il est noté que le sujet de ces deux histoires est une réflexion sur le temps : le passé est un futur et le futur un éternel retour. J'ai trouvé cette démonstration confuse.

Le tableau n'est pas complètement noir : la mélomane que je suis n'est pas restée insensible à certains paragraphes sur le métier de chef d'orchestre. Ce dernier est le transmetteur, le conduit... il est au service du compositeur. Il ne doit pas trahir l'oeuvre, n'a pas le droit de se tromper. Cela étant, il suffit d'écouter différentes versions d'une même oeuvre pour se rendre compte de l'importance du chef d'orchestre. Une oeuvre suivant qu'elle est dirigée par tel ou tel chef ne produira pas le même effet.

Je n'ai pas apprécié la critique acerbe contre Karajan : un clown auquel les dieux n'avaient accordé d'autre don que celui de la fascination de la vanité. Il suffit d'écouter une symphonie de Beethoven dirigée par Karajan puis par un autre chef pour apprécier la puissance dégagée par Karajan.

Autres avis : Sylire, Kathel, Lou, Eireann, Papillon, Lisa