08/01/2009

Deux fois par semaine

Auteur : Christine ORBAN (1954- ), française
Note : 8/10

Elle a 20 ans, se dit anesthésiée du coeur et cherche du soutien auprès d'un psy le lundi et le jeudi. Elle est mariée depuis peu et victime d'un drame dont elle ne peut parler tant elle est fermée sur sa douleur, enfermée dans un bloc de silence.

Cela m'est difficile de rédiger un commentaire tellement ce livre fut un électrochoc. Jamais un livre ne m'a autant percutée. Ce roman est ponctué de phrases qui me renvoient sans doute trop à ma vie personnelle pour pouvoir m'en détacher et l'analyser avec recul.
Cela étant, j'ai envie de découvrir d'autres romans de Christine Orban pour découvrir son univers. Savoir si c'est l'univers de la romancière, son style ou l'histoire de Deux fois par semaine qui m'a tant bouleversée.

5 commentaires:

Ys a dit…

Je ne connais ni ce livre ni cet auteur, mais cette lecture a l'air de t'avoir marqué. C'est vrai qu'il y a des livres qui viennent au moment où il faut (en bien ou en mal) et qu'il est parfois difficile de s'exprimer dessus tant le ressenti est personnel

Cécile a dit…

J'ai lu une fois un Christine Orban dont je ne me souviens même pas le titre tellement je n'avais pas accroché mais ton avis est tellement intense que ça me donne envie de noter ce titre.

Lin a dit…

Je ne connaissais pas du tout avant que tu en parles...
S'il t'a tant percuté, j'aimerai bien le lire :)

Anonyme a dit…

L'auteur raconte son analyse, sa difficulté à parler surtout. Je crois qu'elle aurait pu commencer par une thérapie pour l'aider à s'exprimer. En résumé : Une patiente qui n'arrive pas à parler, face à un psychiatre bienveillant.

Payer des consultations pour ne rien dire, pour ne rien faire, où est l'intérêt ??

En quoi se livre t'a-t-il touché ?

Thracinee a dit…

@ Anonyme : je trouve que l'écrivain fait ressentir la détresse, l'impuissance d'une femme face à la maladie de son mari et qui n'ose se confier car elle estime que sa souffrance est moindre par rapport au cancer de son époux. Une maladie ne fait pas souffrir que le malade mais aussi son entourage...